FORMATION INITIALE
1. Formation philosophique

Suit alors la première étape de la formation proprement dite. Elle regroupe souvent des candidats de pays voisins. A partir de l’année spirituelle (ou deuxième étape), le brassage des nationalités bat son plein. Durant le stage ou troisième étape, les jeunes sont confrontés à l’apprentissage d’une nouvelle langue dans un pays étranger. Ils sont en effet envoyés systématiquement hors de leur province d’origine pour se colleter avec de nouvelles manières de penser et de faire. Certains tombent littéralement des nues en voyant les us et coutumes des contrées où ils sont envoyés. Comment est-il possible de manquer à ce point de respect aux dépouilles des morts ? Comment est-il possible que l’enfant appartienne à la famille de sa mère et pas de son père ? Le mot « choc culturel » est parfois galvaudé lorsque le jeune l’emploie pour parler de régimes alimentaires différents du sien mais, dans certains cas, c’est d’un véritable choc qu’il s’agit. Et pour terminer ce parcours qui commence à devenir long, il restait trois ans de théologie qui se sont allongés pour en devenir quatre, suite aux directives venant des autorités supérieures. En tout, il faut maintenant compter un minimum de onze ans et certains jeunes ont déjà passé quelques années à l’université ou au travail avant de nous rejoindre. Il est rare qu’un jeune ait moins de trente ans au moment de son ordination et certains en sont déjà presque à la crise du milieu de la vie.
Quels sont les axes de cette formation ? C’est une formation qui vise tous les aspects principaux d’une personne humaine : le spirituel, bien sûr et l‘intellectuel (très prononcé avec toutes ces années d’études supérieures) mais aussi le psycho-affectif qui inclut la dimension de la sexualité, le manuel avec le permis de conduire et le jardinage… L’apprentissage des langues et de la vie communautaire internationale en sont aussi des aspects importants.
2. Formation spirituelle

Nos jeunes sont confrontés à un discernement important : Dieu m’appelle-t-il dans cette voie d’un engagement missionnaire à la suite de Jésus envoyé par le Père ? Certains sont attirés par la Prêtrise, par un service à rendre à l’Église mais sans pour autant avoir le désir de suivre et d’imiter Jésus dans la radicalité de son engagement au service des hommes. Jésus se savait envoyé par le Père auprès de ses frères humains et avait quitté son pays d’origine pour aller habiter en Palestine. Nos jeunes sont ainsi appelés à quitter la maison de leur Père, leur famille et points de repère habituels pour devenir « étrangers » ailleurs. Jésus a vécu une obéissance radicale au Père, une humilité qui refusait les titres et les places d’honneur. Son cœur était plein de l’Amour du Père. Tout au service de ses frères et sœurs, il ne s’est jamais marié. Il a choisi de vivre simplement dans un pays qui ne connaissait pas le luxe des grandes capitales. Ses relations avec ses frères et sœurs étaient empreintes de compassion et de pardon comme nous y invite notre Pape François. C’est l’engagement auquel nos jeunes sont confrontés : je veux bien être prêtre et rendre un service à l’Église mais suis-je prêt à suivre Jésus dans sa compassion, son humilité, son esprit de service, sa chasteté ?
3. Formation apostolique

Notre formation vise à leur donner tout ce dont ils ont besoin pour apprendre à répondre à cette question. Ils reçoivent non seulement les outils (introduction à la prière, accompagnement spirituel, retraites de huit et même de trente jours, bibliothèques…) mais, autant que faire se peut, ils sont mis dans les circonstances qui favorisent un tel discernement. Ils ont plus de dix ans pour trouver la réponse à cette question. Beaucoup donnent une réponse négative et rentrent chez eux, parfois pour rendre un service à l’Église locale. Sur une centaine de jeunes qui commencent le parcours de cette formation de plus de dix ans, il est rare qu’ils soient plus d’une trentaine à en voir le bout et à s’engager de façon permanente. Ce n’est guère étonnant car, entre le désert, les forêts tropicales, les bidonvilles et les banlieues pauvres, notre vie n’est pas facile.
4. Formation théologique pour les candidats prêtres ou formation spécifique pour les candidats frères

D’où viennent les jeunes qui s’engagent encore chez les Missionnaires d’Afrique ? À 90%, ils sont Africains selon la prophétie de notre fondateur que l’Afrique sera évangélisée de façon durable par les Africains eux-mêmes. La liste de leurs pays d’origine et des langues qu’ils parlent ferait rêver n’importe quel routard. Parmi les rares candidats qui ne sont pas originaires d’Afrique, il y a quelques Polonais, Philippins, Indiens, Mexicains et Brésiliens mais parfois aussi un jeune ou l’autre qui nous a trouvé sur internet et demande à se joindre à nous. La première étape se fait en général dans le pays d’origine ou un pays avoisinant. L’année spirituelle se déroule à Kasama dans le nord de la Zambie, à Arusha, à l’ouest du Kilimanjaro et à Bobo au Burkina-Faso. Le stage se déroulera quelque part entre Alger et Johannesburg avec parfois l’un ou l’autre qui quitte même le continent africain pour pouvoir comparer les bidonvilles du Brésil avec ceux de Nairobi ou de Kinshasa. La théologie se fait en Afrique sauf pour quelques candidats qui vont à Jérusalem.
Voilà une brève description de la formation chez les Missionnaires d’Afrique. Elle est exigeante mais belle. Elle n’est pas parfaite mais c’est la meilleure que nous sommes à même de donner avec les ressources que nous avons. Elle permet à nos jeunes de s’épanouir, d’être confrontés à eux-mêmes, de grandir, d’approfondir leur relation à Jésus et surtout de répondre à la question : « Seigneur, que veux-tu que je fasse de ma vie ? »

Ils se consacraient à l’enseignement des apôtres et à la vie commune, à la fraction du pain et à la prière
L’auteur du livre des Actes des apôtres raconte l’expérience de l’Eglise chrétienne primitive en disant : Chaque jour « ils se consacraient à l’enseignement des apôtres et à la vie commune, à la fraction du pain et à la prière » (Actes des apôtres 2, 42.46).

Réunion des stagiaires de la province d’Afrique australe (SAP) à Lusaka
Le 26 février 2024, les stagiaires de la province d’Afrique australe (SAP) se sont réunis à FENZA (Faith and Encounter Centre Zambia) à Lusaka, en Zambie, pour une réunion d’une semaine. Il s’agissait d’une rencontre de partage d’expériences de stage dans leurs différentes communautés et apostolats.

CML à Kigali – Rwanda
Nous remercions Dieu et la Société pour la riche expérience de la réunion à Kigali qui a permis aux animateurs des vocations et des missions d’être plus efficaces dans leur travail.
Serments missionnaires et ordinations diaconales à Jérusalem
Serments missionnaires et ordinations diaconales à Jérusalem Le staff de Ste Anne souhaite vous faire savoir que les mêmes candidats prononceront leur serment missionnaire la

Statistique des étudiants
Vous trouverez ici les statistiques des 460 étudiants des Missionnaires d’Afrique selon leur pays d’origine et leur centre de formation. Mise-à-jour 8/10/2020

« Gong-Gong » – Nouvelles d’Ejisu (Ghana)
Une publication / lettre de nouvelle de très grande qualité du Centre de Formation (1ère phase) d’Ejisu au Ghana.

Merrivale célèbre
Nous sommes heureux que le 6 juin 2020, nos cinq frères Jallet Thomas Miguel (Moz), Twizere Emery (RDC), Hussen Elias Abdi (Eth), Ouedraogo Yewoaya Christian (Bfa), et Rioba James (Ken) aient pris leur engagement définitif envers la société et aient été ordonnés diacres…











